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Pays de la Basse Marche
Officiellement le Pays de la Basse Marche n'existe plus en tant que tel depuis 2002. Il a été remplacé par le Pays du Haut Limousin qui regroupe anciennement le Pays de la Basse Marche, le Pays de St Pardoux et le Pays des Monts de Blond.

La Basse Marche est le pays le plus nordique du département. Situé Entre le Parc Naturel Régional de la Brenne et la vallée de la Gartempe, il est délimité physiquement au nord par le Poitou et le Berry dont les sols granitiques et schisteux s'enfoncent sous le sol sédimentaire de la Vienne (86), et au sud par les monts de Blond. Ses prairies verdoyantes sont traversées par des routes sinueuses et ombragées par les haies. Enfourcher son vélo et parcourir ces routes et l'un des meilleurs moyens pour découvrir les spécificités qui font ce pays : lanternes aux morts, petits moulins au fil de l’eau, etc. Chaque été, Le Dorat, capitale de la Basse Marche, organise un son et lumière à ne pas manquer. La qualité de cette présentation est à la hauteur de la bonne réputation qui l'accompagne.

Vallée de la Gartempe
Lussac les Églises

Le relief de la Basse Marche oscille entre 200 et 300 m. Légèrement vallonné, il est parsemé de nombreux ruisseaux et cours d'eau dont la plupart vont se jeter dans la Loire (Semme, Brame, Vincou, Glayeule, Issoire, Bazine, Benaize,...). Terre de bocage, son atout économique repose essentiellement sur l'élevage d'ovins dont elle est la première productrice française. Cela n'empêche pas aux bovins d'y être assez bien représentés depuis les années 1980 suite à la crise du mouton.
Culturellement, c'est une zone de transition bien marqué par le parlé local, mélange ou synthèse de langue d'oc (autour de Bellac) et d'oïl (autour du Dorat et de Magnac-Laval), celle-ci ayant gagnée en influence depuis le Xlle siècle.
Bien qu'à ce jour la Basse Marche soit l'endroit le moins peuplé de la Haute viennent, ses premiers habitants remontent à l'époque de la préhistoire comme en attestent les nombreux mégalithes et quelques vestiges romains qui ont réussi à traverser les âges. La commune la moins peuplé en 1999 était Surdoux avec 44 ha
Le Grand Chézeau
Mallac

Cette région peut se découper en deux zones distinctes :

- La Basse Marche occidentale
est une terre où sont présents de grands domaines appartenant anciennement à des nobles ou bourgeois. Ceux-ci étaient exploités par des ouvriers agricoles ou des métayers.

- La Basse Marche orientale,
au relief un peu plus élevé que la précédente, est composée de plus petites propriétés paysannes à caractère villageois. Les habitations, construites généralement entre 1860 et 1890, y sont plus sobres et plus massives, les murs étant constitués de gros moellons. Sur les toitures, les tuiles plates ont remplcées le chaume qui les recouvraient naguère. Ce secteur est ancestralement le berceau d'une émigration de maçons et de paveurs principalement en direction de Paris et Lyon.

De Mezière à St Sulpice-les-feuilles, le long de la délimitation du département, s'étendait autrefois un vaste territoire de landes en forme de croissant. Sur cette contrée la faiblesse des ressources possibles obligeait la plupart des habitants à se délocaliser ponctuellement pour assurer leur subsistance. Avec l'arrivée du chemin de fer, les apports de chaux, d'engrais et de marne furent possibles rendant la terre plus riche et plus propice à la culture. Ce changement permettra d'apporter à ce secteur un revirement de situation économique. L'ensemble du territoire, grâce aux conditions climatiques plus douces et plus sèches que dans la montagne limousine, deviendra le secteur agricole le plus performant du département, permettant à la basse Marche d'être surnommée le "grenier à blé du Limousin".