La Basse Marche est le pays le plus nordique du département.
Situé Entre le Parc Naturel Régional de la Brenne
et la vallée de la Gartempe, il est délimité
physiquement au nord par le Poitou et le Berry dont les sols granitiques
et schisteux s'enfoncent sous le sol sédimentaire de la
Vienne (86), et au sud par les monts de Blond. Ses prairies verdoyantes
sont traversées par des routes sinueuses et ombragées
par les haies. Enfourcher son vélo et parcourir ces routes
et l'un des meilleurs moyens pour découvrir les spécificités
qui font ce pays : lanternes aux morts, petits moulins au fil
de l’eau, etc. Chaque été, Le Dorat, capitale
de la Basse Marche, organise un son et lumière à
ne pas manquer. La qualité de cette présentation
est à la hauteur de la bonne réputation qui l'accompagne.
Le relief de la Basse Marche oscille entre 200 et 300 m.
Légèrement vallonné, il est parsemé
de nombreux ruisseaux et cours d'eau dont la plupart vont se
jeter dans la Loire (Semme, Brame, Vincou, Glayeule, Issoire,
Bazine, Benaize,...). Terre de bocage, son atout économique
repose essentiellement sur l'élevage d'ovins dont elle
est la première productrice française. Cela n'empêche
pas aux bovins d'y être assez bien représentés
depuis les années 1980 suite à la crise du mouton.
Culturellement, c'est une zone de transition bien marqué
par le parlé local, mélange ou synthèse
de langue d'oc (autour de Bellac) et d'oïl (autour du Dorat
et de Magnac-Laval), celle-ci ayant gagnée en influence
depuis le Xlle siècle.
Bien qu'à ce jour la Basse Marche soit l'endroit
le moins peuplé de la Haute viennent, ses premiers habitants
remontent à l'époque de la préhistoire
comme en attestent les nombreux mégalithes et quelques
vestiges romains qui ont réussi à traverser les
âges. La commune la moins peuplé en 1999 était
Surdoux avec 44 ha
Cette région peut se découper
en deux zones distinctes :
- La Basse Marche occidentale est une terre où
sont présents de grands domaines appartenant anciennement
à des nobles ou bourgeois. Ceux-ci étaient exploités
par des ouvriers agricoles ou des métayers.
- La Basse Marche orientale, au relief un peu plus
élevé que la précédente, est composée
de plus petites propriétés paysannes à
caractère villageois. Les habitations, construites généralement
entre 1860 et 1890, y sont plus sobres et plus massives, les
murs étant constitués de gros moellons. Sur les
toitures, les tuiles plates ont remplcées le chaume qui
les recouvraient naguère. Ce secteur est ancestralement
le berceau d'une émigration de maçons et de paveurs
principalement en direction de Paris et Lyon.
De Mezière à St Sulpice-les-feuilles, le
long de la délimitation du département, s'étendait
autrefois un vaste territoire de landes en forme de croissant.
Sur cette contrée la faiblesse des ressources possibles
obligeait la plupart des habitants à se délocaliser
ponctuellement pour assurer leur subsistance. Avec l'arrivée
du chemin de fer, les apports de chaux, d'engrais et de marne
furent possibles rendant la terre plus riche et plus propice
à la culture. Ce changement permettra d'apporter à
ce secteur un revirement de situation économique. L'ensemble
du territoire, grâce aux conditions climatiques plus douces
et plus sèches que dans la montagne limousine, deviendra
le secteur agricole le plus performant du département,
permettant à la basse Marche d'être surnommée
le "grenier à blé du Limousin".