Les
Monts d'Ambazac culminants à 700 m constituent un
bassin touristique à caractère montagnard. Véritable
réserve patrimoniale, leur occupation ancienne a évolué
plus ou moins en vase clos. Cet état de fait, engendré,
en autre par la pratique de la polyculture, fait que les Monts
d'Ambazac sont très tôt sujets à la déchristianisation
et aiment à marquer une certaine indépendance. Sujet
à une forte émigration depuis toujours, le caractère
trempé de ses ressortissants a très sûrement
servi à alimenter dès 1942 l'esprit de résistance
à l'occupant.
Domaine du mouton (race rustique de Compreignac) depuis
l'aube des temps, les Monts ont connu beaucoup de changements
économiques au cours du siècle passé. Originellement
basé sur l'élevage ovin, l'élevage bovin
sera de plus en plus répandu au fil des temps jusqu'à
son apogée vers 1914. La région produisait alors
plus du quart des viandes expédiées. La découverte
de filons uranifères dans les années soixante,
surtout entre Saint-Sylvestre et Compreignac propulsera ce secteur
géographique aux premiers rangs des productions nationales
d'uranium jusqu'à l'arrêt des extractions vers
les années 80. Lors de la fermeture des sites, l''impressionnante
collection de minéraux appartenant à la société
chargée de l'extraction sera récupérée
pour être présentée dans le musée
des minéraux d'Ambazac.
Rebondissant une fois de plus, les Monts d'Ambazac
ont alors depuis radicalement changé leur fusil d'épaule
et se sont mutés en véritable pays touristique
aux atouts nombreux. L'un de ceux-ci réside notamment
dans l'extrême promiscuité du Pays de St Pardoux
et sa base nautique.
Dans les Monts d'Ambazac se trouve une niche
écologique particulière protégée depuis
1998: la tourbière de Dauges. Cette cuvette de 50ha formée
depuis environ 3 millions d'années abrite une faune et
une flore tout aussi remarquable et rare que le biotope qui l'abrite.
Un chemin pédestre se dédoublant en deux boucles
de longueurs différentes permet de visiter cet endroit
selon vos aptitudes. Autre site naturel présent dans les
Monts d'Ambazac, l'arboretum de la Jonchère et son cadre
superbe. Créé en 1885, il abrite une soixantaine
d'espèces sur une surface de 6ha.Parmi les plus remarquables,
un séquoia géant et un Fau de verzy (très
rare).
Enfin, pour finir, puisqu'il n'est point de monts sans légende
digne de ce nom, il en est une forte connue nationalement qui
est originaire de ce pays : la chasse au Dahut !
Pour ceux qui ne le connaissent pas, le Dahut est un animal à
deux pattes ayant deux particularités fondamentales :
un corps mi-poils, mi-plumes et une patte plus longue que l'autre
pour pouvoir courir sur le flanc des pentes extrêmes. La
technique de capture est assez simple consistant en une battue
destinée à effrayer le gibier. Le plus courageux
des chasseurs se poste à l'intersection de chemins forestiers,
caché derrière un arbre avec un grand sac en toile,
se tenant prêt à attraper le Dahut lorsqu'il passera.
Pendant ce temps là, les autres s'en vont pour rabattre
le gibier vers cet endroit statégique.Petite précision,
le Dahut ne sort de sa tanière qu'aux environs de minuit
et n'y retourne que vers les six heures du matin... bonne chasse
!y retourne que vers les six heures du matin ... bonne chasse
!